L'Arenal de Xàbia avec la baie, les palmiers et les immeubles, vu depuis le parador
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Incendie dans le Saladar de Xàbia, habitations évacuées

Le paintball et des habitations ont été évacués. L’appel est arrivé à 19h01, le feu était stabilisé à 20h37.

Leonie LEONIE · 15 septembre 2026 · 13 min de lecture
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Qui regardait vers l’Arenal de Xàbia mardi vers dix-neuf heures a vu une colonne de fumée au-dessus du Saladar. Une heure plus tard, huit pompiers de Dénia, trois unités de pompiers forestiers, l’équipe itinérante de la Marina Baixa, la Protection civile, des volontaires de Balcón al Mar, la Police locale et la Garde civile étaient sur place. Le paintball et plusieurs habitations avaient été évacués par précaution. À 20h37, le feu était stabilisé. Voici ce qui s’est passé et, surtout, ce que cela signifie pour ceux qui vivent là.

Ce qui s’est passé mardi soir

Tout a commencé par de la fumée. Vers dix-neuf heures, des riverains ont vu s’élever une colonne depuis le Saladar, la zone basse entre l’Arenal et le centre de Xàbia. À 19h01, l’appel parvenait aux pompiers. C’est rapide, et cela tient au fait que ce terrain ne se trouve pas dans la montagne mais contre les habitations.

Le feu s’était déclaré sur un terrain vague, un descampado, le long du Camí de les Moreres. C’est un chemin de terre qui mène aux installations du paintball et à une poignée de maisons. C’est précisément ce qui a rendu cet incendie plus délicat que sa taille ne le laisse penser : il y avait des personnes et des maisons à faible distance des flammes.

Le Consorcio Provincial de Bomberos de Alicante a envoyé huit hommes de la caserne de Dénia, avec une unité de commandement, un camion-citerne lourd et une pompe forestière lourde. S’y sont ajoutés l’équipe itinérante de la Marina Baixa et trois unités de pompiers forestiers. Sur le terrain, ils ont travaillé avec la Protection civile, les pompiers volontaires de Balcón al Mar et la Police locale de Xàbia.

La Police locale et la Garde civile ont évacué par précaution le paintball et plusieurs habitations proches. Par précaution est le mot clé : non parce que les flammes atteignaient déjà les maisons, mais parce que personne ne veut attendre que ce soit le cas, encore moins avec un chemin de terre pour seule issue.

La Croix-Rouge a pris en charge une personne pour inhalation de fumée. Aucun autre blessé n’a été signalé. À 20h37, un peu plus d’une heure et demie après l’appel, les pompiers déclaraient le feu stabilisé. Peu avant vingt-deux heures, la mairie annonçait que les habitants de la calle Atenas pouvaient rouvrir leurs fenêtres.

Qui intervient, et pourquoi

Lors d’un incendie comme celui-ci, six organisations différentes se retrouvent en une demi-heure sur le même chemin de terre, avec autant d’uniformes distincts. Pour qui vient d’arriver, c’est une énigme. Il y a pourtant une répartition des rôles très claire, et mieux vaut la connaître avant d’en avoir besoin.

Les bomberos du Consorcio Provincial de Alicante sont les pompiers professionnels de la province. Ils partent de la caserne la plus proche, ici Dénia, et dirigent l’extinction. L’unité de commandement venue avec eux est exactement cela : le véhicule depuis lequel l’opération est pilotée.

Les pompiers forestiers de la Generalitat forment un service distinct, spécialisé dans les feux de végétation. Ils travaillent avec des moyens plus légers et plus mobiles, ouvrent des lignes de contrôle et peuvent être héliportés quand l’accès routier fait défaut. Lors de l’incendie d’août dernier dans ce même Saladar, c’est ce qui s’est produit.

L’équipe itinérante de la Marina Baixa parcourt la comarque pendant la saison à risque et se rend au sinistre le plus proche. C’est voulu : l’été, il n’y a pas seulement des moyens en caserne, il y a aussi des moyens qui roulent.

La Protection civile est l’organisation municipale de volontaires. Elle n’éteint pas le feu, elle gère ce qu’il y a autour : barrages, déviations, accompagnement lors d’une évacuation, dégagement du passage pour les secours. Les pompiers volontaires de Balcón al Mar forment une équipe locale de cette urbanisation, et connaissent souvent le terrain mieux que quiconque.

Restent les deux polices que l’on confond le plus ici. La Police locale est la police municipale de Xàbia, compétente dans les limites de la commune, qui gère la circulation et l’ordre autour du sinistre. La Garde civile est le corps national qui opère hors des centres urbains et qui, entre autres, enquête sur les causes des incendies de forêt. Que les deux aient évacué mardi est logique : cela allait vite et il fallait des bras.

Enfin la Croix-Rouge, qui monte un poste pour les victimes éventuelles et pour les intervenants eux-mêmes. Qu’elle ait pris en charge mardi une personne pour inhalation de fumée correspond exactement à sa mission.

Inutile d’apprendre cette liste par cœur. Ce qui compte, c’est de savoir qu’un seul appel au 112 met tous ces services en mouvement à la fois. C’est la salle de coordination qui décide qui vient, pas vous.

Pourquoi la fumée a été le vrai probléme

Sur un feu de cette taille, ce sont rarement les flammes qui touchent les gens. C’est la fumée. Mardi soir, elle s’est étendue au-dessus du Camí de les Moreres, précisément le chemin par lequel les engins devaient rejoindre le front. L’approche terrestre s’en est trouvée compliquée, et près des habitations c’est la dernière chose souhaitable.

Pour les riverains, cela s’est traduit par le conseil le plus simple qui soit : gardez les fenêtres fermées. La mairie l’a adressé spécifiquement à la calle Atenas, la rue la plus proche du front de fumée. Cela ressemble à un détail, c’est exactement la bonne mesure. La fumée de végétation transporte des particules fines qui atteignent le fond des poumons, et à l’intérieur fenêtres closes la concentration est nettement plus basse.

Pour faire mieux que fermer les fenêtres : coupez aussi la ventilation mécanique et mettez la climatisation en recyclage plutôt qu’en air neuf. Beaucoup de splits domestiques recyclent de toute façon, mais une hotte ou l’extracteur de la salle de bains, eux, aspirent l’air extérieur. Et n’allez pas voir en voiture, non seulement parce que cela gêne les secours, mais parce que vous vous retrouvez dans un banc de fumée où l’on ne voit rien.

Les personnes asthmatiques, atteintes de BPCO ou de troubles cardiaques, les jeunes enfants et les aînés ressentent la fumée avant les autres. Pour eux, rester à l’intérieur tant qu’une colonne est proche n’est pas une prudence excessive, et attendre le feu vert de la mairie non plus. Mardi, la communication a été faite ainsi, avec un moment clair où c’était de nouveau possible.

Sur le tableau d’ensemble, nous avons écrit récemment sur la qualité de l’air sur la Costa Blanca. En bref : mesuré sur l’année, notre air est plutôt propre, et c’est bien pour cela que le pic d’un incendie ressort autant.

Stabilisé ne veut pas dire éteint

Dans la presse espagnole, quatre mots reviennent à propos des incendies, et ils désignent des réalités vraiment différentes. Les connaître change la lecture de l’actualité.

Un incendie est activo tant qu’il progresse sans contrôle. Il est estabilizado, stabilisé, quand les équipes ont stoppé sa progression et contiennent les flammes à l’intérieur de lignes de contrôle. Le feu ne gagne plus de terrain, mais il peut rester des zones actives et des points chauds. Il est controlado quand tout le périmètre est ceinturé par une ligne de contrôle : une bande sans végétation, un pare-feu ou une zone déjà brûlée, de sorte qu’il ne puisse plus s’échapper. Et il n’est extinguido que lorsque les équipes ont vérifié qu’aucun matériau ne brûle plus, qu’il n’y a plus de points chauds latents, plus de panaches, et qu’une reprise est techniquement impossible.

Xàbia en offre elle-même le meilleur exemple. Le 8 août de l’an dernier, ce même Saladar a brûlé, près de la calle Atenas. Vers dix-sept heures, ce feu était stabilisé et les moyens aériens ont pu se retirer. Il n’a été déclaré éteint qu’à sept heures le lendemain matin. Quatorze heures entre les deux, alors qu’à dix-sept heures la presse annonçait déjà avec soulagement qu’il était maîtrisé.

Pour les riverains, cela a une conséquence concrète. Apprendre qu’un incendie est stabilisé est une bonne nouvelle, pas une ligne d’arrivée. Des moyens restent sur place la nuit, le noyage se poursuit, et le risque de reprise est faible mais pas nul. C’est aussi pour cela que les pompiers ne partent pas dès que les flammes ont disparu.

Le Saladar, et pourquoi cela recommence toujours là

Le Saladar n’est pas l’endroit où l’on attend un feu de forêt. Il est bas, entre l’Arenal et le centre de Xàbia, et son nom renvoie au sol salé d’une ancienne zone humide. Ce qui s’y trouve aujourd’hui tient de la mosaïque : terrains vagues, bosquets et broussailles, chemins de terre, un paintball, des maisons dispersées et, sur les bords, des rues ordinaires avec des habitations.

C’est ce mélange qui complique tout. Dans la montagne derrière la côte, la végétation peut brûler sans qu’une maison soit immédiatement menacée. Ici, chaque parcelle se trouve à quelques dizaines de mètres de quelque chose qui appartient à quelqu’un. Les pompiers n’éteignent pas seulement un feu, ils protègent des habitations dès la première minute, ce qui explique le déploiement de mardi pour un incendie relativement modeste.

S’y ajoute l’accès. Le Camí de les Moreres est un chemin de terre. Une entrée, la même sortie, et si la fumée s’y installe apparaît un problème qui n’a rien à voir avec les flammes. C’est exactement ce qui s’est produit mardi : la fumée a gêné l’arrivée des moyens terrestres sur le front.

Et puis il y a la végétation elle-même. Après un été sans pluie digne de ce nom, tout ce qui pousse là est sec comme de l’amadou en septembre. Roseaux, herbe sèche et broussailles prennent à la moindre étincelle et brûlent vite et fort. Ce n’est pas un problème propre à Xàbia, c’est vrai sur tout le littoral, mais dans le Saladar ce combustible jouxte des zones habitées.

Xàbia au crépuscule, à peu près l'heure à laquelle la colonne de fumée est devenue visible mardi

Quatre incendies dans le même coin

Ce qui fait de cet incendie un schéma et non un fait divers, c’est la répétition. C’est la quatrième fois en deux ans et demi que ce coin de Xàbia brûle, et les noms de rue qui reviennent sont toujours les mêmes.

Le 7 mai 2024, le feu s’est déclaré au Camí de la Morera. L’appel est arrivé à 17h28, à 19h28 le feu était maîtrisé et environ deux hectares avaient brûlé. Trois moyens aériens et deux unités de pompiers forestiers sont intervenus, et la Police locale a confiné les habitants des rues Larissa, Patrai, Atenas et Sparta à cause de la fumée.

Le 10 mars 2025, cela a recommencé, et cette fois la cause est connue : des déchets de jardin. Cet incendie a coûté une nuit entière de travail. Il a fallu quatre équipes, deux pelleteuses et deux citernes privées pour en venir à bout.

Le 8 août 2025, une zone boisée proche de la calle Atenas a pris feu vers seize heures. Cinq équipes, deux camions-citernes et trois unités de Forestales sont intervenus, dont une héliportée. Un second moyen aérien a été engagé à 16h46. Vers dix-sept heures le feu était stabilisé, et éteint à sept heures le lendemain.

Et maintenant le 15 septembre 2026. Quatre fois de la végétation, quatre fois à proximité d’habitations, trois fois sur quatre avec la calle Atenas dans le récit. Une fois, c’est la malchance. Quatre fois au même endroit, c’est une donnée sur laquelle une mairie peut travailler, et c’est exactement l’argument que les riverains avancent depuis un moment.

La cause de cette fois n’a pas été communiquée. Que ce soient des déchets de jardin en mars dernier ne dit rien de mardi. Cela dit en revanche combien peu il faut sur une parcelle sèche en fin d’été.

Ce que disent les règles sur le feu et les déchets verts

Ici, cela devient concret pour quiconque a un jardin ou une parcelle. Dans la Comunitat Valenciana, brûler des chaumes et des résidus agricoles ou de jardin est interdit du 1er juillet au 30 septembre inclus. Ce n’est ni un conseil ni une recommandation : c’est une interdiction, et elle court jusqu’à la fin du mois.

Hors de cette période estivale, ce n’est pas libre non plus. Avec le décret de 2023, brûler des résidus végétaux dans la zone d’influence forestière, la bande de cinq cents mètres autour du terrain forestier, exige une autorisation expresse hors de la période du 1er juin au 15 octobre. Et même avec autorisation, il y a des limites : on ne brûle en règle générale qu’entre le lever du soleil et treize heures trente, et ni le dimanche ni les jours fériés.

Par-dessus cela, la Generalitat active un niveau de préurgence quand le risque est élevé. Au niveau 3, le plus haut, s’applique une interdiction générale d’allumer du feu en terrain forestier et dans la zone d’influence jusqu’à cinq cents mètres. La circulation sur les sentiers et à travers champs est interdite, les travaux sur ou près du terrain forestier sont suspendus, l’usage festif et récréatif du feu est annulé, les épreuves sportives traversant le massif sont supprimées et il est interdit de circuler sur les pistes forestières ou dans les parcs naturels. Ce jour-là, toutes les autorisations déjà délivrées sont suspendues.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour un propriétaire ordinaire ? En septembre, on ne brûle pas les résidus de taille ni l’herbe sèche. Point. On les porte à l’écoparc ou on demande la collecte, et si l’on ignore comment cela fonctionne dans sa commune, on pose la question à la mairie. Cela évite une amende, et cela évite précisément le genre d’incendie qui a coûté une nuit entière en mars dernier.

Et gardez votre parcelle propre. Une bande d’herbe tondue autour de la maison, pas de tas de taille contre la façade, pas de végétation sèche grimpant le long de la clôture. Ce n’est pas de l’alarmisme : c’est la différence entre un feu qui longe votre jardin et un feu qui y entre.

Que faire si cela arrive près de chez vous

Si vous voyez de la fumée ou des flammes, appelez le 112. Pas la mairie, pas le voisin, pas un coup d’œil d’abord. Le 112, et ce numéro répond en anglais si vous le demandez.

Dites quatre choses lors de cet appel. Où c’est, le plus précisément possible : un nom de rue, un point kilométrique, un bâtiment reconnaissable. Ce qui brûle : herbe, broussailles, arbres, une construction. Vers où va la fumée. Et s’il y a des habitations ou des personnes à proximité. Ces deux derniers points déterminent l’ampleur des moyens engagés.

Si l’on vous demande de quitter votre maison, faites-le immédiatement. Une évacuation préventive comme celle de mardi au paintball et aux habitations signifie que les secours veulent de la place avant d’en avoir besoin. Discuter coûte un temps qu’ils n’ont pas. Prenez ce que vous pouvez saisir en deux minutes : téléphone et chargeur, médicaments, pièce d’identité et NIE, clés de voiture, une bouteille d’eau et votre animal. Le reste, ce sont des objets.

Ne garez pas votre voiture sur le chemin d’accès. C’est l’erreur la plus sous-estimée sur ce type de feu. Un chemin de terre bordé de voitures des deux côtés n’est plus praticable pour un camion-citerne lourd. Si vous partez, éloignez-vous du feu et des secours, ne passez pas devant eux.

Si vous restez à l’intérieur, fermez portes et fenêtres, coupez la ventilation et baissez les volets. Remplissez au besoin une baignoire ou des seaux d’eau : ce n’est pas superflu quand le réseau est fortement sollicité. Et suivez la mairie plutôt que le groupe du quartier : lors des incendies de Xàbia, l’information sur la fermeture puis la réouverture des fenêtres est venue du consistoire lui-même.

Enfin, pour qui possède ici une résidence secondaire et n’y est pas en ce moment : faites en sorte qu’un voisin ou votre gestionnaire ait une clé et votre numéro. Lors d’une évacuation, quelqu’un voudra vérifier que votre maison est vide.

Et quand vous pourrez rentrer, faites le tour de la maison avant de vous installer. Regardez la terrasse, la gouttière et le toit-terrasse pour vérifier qu’aucune escarbille n’y est restée, car c’est ainsi qu’une maison prend feu après le passage des flammes. Ouvrez ensuite tout pendant une heure pour chasser l’odeur de fumée, et rincez le mobilier de jardin et la piscine avant de les réutiliser.

Si vous avez des dégâts, même minimes, photographiez-les avant de ranger quoi que ce soit. Une clôture roussie ou une descente d’eau fondue paraît un détail, mais votre assureur veut voir la situation telle qu’elle était. Profitez-en pour vérifier si votre contrat couvre l’incendie de végétation sur la parcelle et jusqu’à quel montant, car dans les contrats habitation espagnols cela n’équivaut pas automatiquement à un incendie dans le logement.

Ce qu’il reste à savoir

Deux points restaient inconnus au moment de publier : la cause de l’incendie et la surface exacte brûlée. La mairie a indiqué qu’elle communiquerait ces éléments une fois l’opération terminée, et les pompiers devront d’abord mesurer le terrain.

Stabilisé n’est pas non plus éteint. Que les pompiers aient annoncé stabilisé à 20h37 signifie que le feu est resté dans les lignes de contrôle, pas que plus rien ne couvait. Lors de l’incendie d’août dernier, quatorze heures séparaient ces deux moments. Il est donc tout à fait possible que le noyage se soit poursuivi mardi dans la nuit et que l’extinction n’ait été prononcée que mercredi.

Pour le quartier, l’essentiel est qu’il n’y a pas de blessés hormis cette personne prise en charge pour inhalation de fumée, que les habitations évacuées s’en sortent indemnes et que les secours sont passés de l’appel à la stabilisation en une heure et demie. Cela fonctionne parce que quelqu’un a appelé vite et parce que beaucoup de moyens sont partis en même temps.

Nous suivrons ce qui sortira sur la cause et mettrons cet article à jour dès que la mairie donnera des chiffres. Pour le tableau de cette saison sur la côte : début du mois, nous avons écrit sur l’incendie près d’une école à Dénia, où 230 personnes ont été évacuées.

Leonie
À propos de l’autriceLeonie

Leonie vit sur la Costa Blanca. Elle écrit sur la vie quotidienne sur la côte : les marchés, les balades et tout ce que l’on ne découvre qu’en y vivant vraiment.

Crédits photos

  • L’Arenal de Xàbia depuis le parador : photo Francesc Fort via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cette photo montre le secteur, pas l’incendie.
  • Xàbia au crépuscule : photo Francesc Fort via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image d’archive également, pas une prise de vue de mardi soir.
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